La chanson francophone, c'est malheureusement en filigrane une idée de la France ou de la langue française. La définition vue d'un autre pays pourrait effectivement être bien différente. La notion de francophonie s'apparente à un communautarisme que la Culture française rejette justement. De quoi se poser des questions... Comment moderniser cette terminologie passéiste est justement l'idée d'utiliser la terminologie french par OF. Car la chanson francophone mériterait de sortir des frontières de la petite France ?
Certes, Brel était francophone puisque de Belgique. Mais, pour la Louisianne, c'est rapé. Oui, osons le dire, la chanson francophone a décidément plus d'avenir que de passé. La chanson française et le music hall furent l'époque d'une vie musicale et artistique intense. La chanson francophone, pas sûr. Les Leclerc du Québec ne sont pas bien connus chez nous. Faute à notre culture centrée sur ses propres valeurs, mon pauvre ami.
Comme ses pairs - english song ou world music, etc.. elle se joue à coup de pub et de campagnes promotionnelles. Les artisans contre les mercenaires. Les festivals contre les télévisions. Les radios commerciales contre les associatives. Mais la mondialisation aidant les échanges, on voit de plus en plsu de québecquois chez nous, de belges, de Suisses. La musique et la chanson étant le terrain d'un combat commercial, culturel et politique, les nouvelles idoles peuvent bien écorner la langue de Corneille, on y prettera plus guère d'attention. L'important est de vendre, et s'il faut que cela s'appelle chanson francophone, cela s'appellera ainsi. "Alea Frica est."
Elle ne sera plus francophone mais multi-lingue. Moitié anglais, moitié français. Elle a beaucoup plus d'avenir que sa soeur la chanson francophone qui lentement va se fondre dans la glace. L'avenir sera french ou ne sera pas, comme dirait l'autre !
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