À l'instar des sites et des blogs, les webradios ont proliféré ; dans le même temps le nombre des auditeurs a augmenté. Les résultats de l'étude "Convergence médias - vague 2" par Ipsos, de novembre 2007, confirment cette hausse. Les radios de la bande FM s'installent d'ailleurs massivement sur le net. Elles y placent leurs programmes déjà diffusés sur les ondes - c'est le
simulcasting. Certaines d'entre elles y développent aussi des programmations complémentaires. Nostalgie vient d'inaugurer deux webradios : Nostalgie 60's et Nostalgie 70's. Ça, c'est du webcasting.
Ce qui caractérise les webradios, c'est la technique dite du streaming, de la diffusion en continu. Elles sont accessibles depuis un simple player ou via des sites. Les plus étoffés proposent des bouquets de radio par style de musiques : "chanson francophone" par exemple. On les écoute à la carte, en flux continu ou en différé grâce aux podcasts. Nombre de ces radios du net sont éditées par des bénévoles, particuliers et associations. Relativement simples à mettre en ligne, si l'on compare à d'autres modes de diffusion - chaînes hertziennes ou satellites - elles diffusent par milliers dans le cyber espace international. La gageure est de trouver la bonne radio au bon moment.
Il existe des applications web 2.0 et des outils de gestion de liens basés sur le partage qui aident l'auditeur à cibler ses recherches. À partir de votre profil ou de recommandations, vous accédez directement à des radios et playlists correspondant à vos goûts musicaux. Vous pouvez aussi fouiller dans les tagRadios des réseaux sociaux. Certains de ces réseaux, comme Last.fm, proposent également des radios communautaires.
L'exercice est d'autant plus stimulant qu'il est matériellement possible d'écouter la radio de son choix, de n'importe quel coin du monde depuis son ordinateur ou plus pointu, depuis son poste radio Wifi.
Les coÛts de la lÉgalitÉ
Après un temps de flottement dû, on suppose, à la nouveauté et à la puissance du phénomène, les webradios autant que les plates-formes de téléchargement sont invitées à rendre des comptes. Et celles qui souhaitent diffuser leurs flux de musique en paix sont contraintes de négocier avec les sociétés civiles.
À cet égard, l'actualité a été plutôt dense ces derniers mois. En septembre 2007, l'association Technopol qui regroupe des webradios spécialisées dans la musique électronique a conclu des

Quand certains s'intéressent à la licence globale, d'autres pensent licences ouvertes ou creatives commons. Dans ce monde de la musique et de la diffusion libres, les auteurs et interprètes autorisent le public à partager et rediffuser leurs créations. La restriction la plus courante étant de ne pas en faire un usage commercial. Une structure comme A.I.M.S.A met en contact les artistes libres et des diffuseurs de musique libre parmi lesquels des webradios. Dogmazic, autre association de musique libre, édite sa radio et renvoie à d'autres webradios libres.
Ce type de licences représente une alternative, pour celles et ceux qui voient encore dans le net un espace de liberté d'expression et d'échanges. Il convient également aux starts-up en quête de nouveaux business models. L'objectif, dans ce cas, est de garantir le principe de gratuité d'accès directement lié au succès de la musique sur internet ; les artistes non signés sont rémunérés grâce aux revenus de la publicité et gagnent ainsi une opportunité de promotion en attendant le buzz de leurs rêves.
* www.france-webradios.org : site de l'association nationale des webradios, qui représente environ 35 webradios françaises sur 240 recensées. Sur le site vous trouverez quelques webradios ; à vous d'audionauter, il y en a de pas mal du tout.
ACTUS : "Longueur d'ondes" / Du 6 au 9 décembre, à Brest : 5e édition du festival de la radio et de l'écoute
Joséphine Lecouedic - Décembre 2007